{"id":1013,"date":"2016-09-28T07:14:15","date_gmt":"2016-09-28T10:14:15","guid":{"rendered":"http:\/\/www.artnaturemoncton.ca\/fr\/?p=1013"},"modified":"2016-09-28T07:33:41","modified_gmt":"2016-09-28T10:33:41","slug":"lumieres-de-larchitecture-et-architecture-de-la-lumiere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.artnaturemoncton.ca\/fr\/lumieres-de-larchitecture-et-architecture-de-la-lumiere\/","title":{"rendered":"Lumi\u00e8res de l&rsquo;architecture et architecture de la lumi\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p>[:fr]Les Occidentaux ont parfois compar\u00e9 Dieu \u00e0 un grand Architecte de l&rsquo;univers, dont les plans (imp\u00e9n\u00e9trables \u00e0 l&rsquo;esprit humain) auraient les caract\u00e9ristiques des formes pures platoniciennes. Comme si le monde mat\u00e9riel existait \u00ab\u00a0sur papier\u00a0\u00bb, dessin\u00e9 de toute \u00e9ternit\u00e9 avec un compas et un rapporteur d&rsquo;angle divins.<\/p>\n<p>Cette m\u00e9taphore a eu un \u00e9norme impact sur l\u2019acte de cr\u00e9ation (ou de \u00absubcr\u00e9ation\u00bb, comme dirait J. R. R. Tolkien), sur le r\u00f4le et les responsabilit\u00e9s de l\u2019artiste, et autres \u00abcr\u00e9atures\u00bb devenues \u00abcr\u00e9atrices\u00bb. Par contre, attention \u00e0 l\u2019<em>hubris<\/em> de se croire tout-puissant comme Dieu; les ing\u00e9nieurs le savent, eux qui portent \u00e0 l\u2019auriculaire un anneau de fer, taill\u00e9 dans les restes de l\u2019ancien pont de Qu\u00e9bec (qui s\u2019\u00e9tait effondr\u00e9 dans le fleuve Saint-Laurent, entra\u00eenant des dizaines de morts). L\u2019humilit\u00e9 est de mise en ce bas monde. M\u00eame en art! M\u00eame en tant que spectateur.<\/p>\n<h3><em>Fiat Lux<\/em><\/h3>\n<p>L\u2019artiste <a href=\"http:\/\/www.artnaturemoncton.ca\/fr\/symposium2016\/artistes\/denis-lanteigne\/\">Denis Lanteigne<\/a>, de Caraquet, semble inquiet, les yeux riv\u00e9s vers le ciel: de gros nuages passent devant le soleil sans se presser, cachant ses rayons. C\u2019est que l\u2019astre du jour est au c\u0153ur de l\u2019installation de Lanteigne: trois rang\u00e9es de huit miroirs (fix\u00e9s \u00e0 des tr\u00e9pieds de m\u00e9tal ou de bois, certains peints, d\u2019autres \u00abchaul\u00e9s\u00bb) sont plant\u00e9s dans la pelouse en pente qui borde la r\u00e9sidence Lafrance et le Parc \u00e9cologique du Mill\u00e9naire.<\/p>\n<p>Nous avons rendez-vous \u00e0 15h, l\u2019heure id\u00e9ale pour voir se dessiner des formes g\u00e9om\u00e9triques simples sur la surface du premier b\u00e2timent que l\u2019on voit en allant au campus de l\u2019Universit\u00e9 de Moncton\u00a0: la r\u00e9sidence Lafrance. Lanteigne y fut locataire durant ses \u00e9tudes. D\u2019ailleurs, nous discutons de beaucoup de choses, sur des sujets vari\u00e9s, comme \u00e0 chaque fois que nous nous voyons. Les anecdotes fusent, les id\u00e9es jaillissent de ce grand corps taill\u00e9 dans la mati\u00e8re m\u00eame du territoire qu\u2019il habite.<\/p>\n<p>Pendant qu\u2019il attend que le soleil revienne, Lanteigne me raconte comment les b\u00e2timents des Robin, \u00e0 Caraquet, \u00e9taient \u00abchaul\u00e9s\u00bb, pour les propri\u00e9t\u00e9s antiseptiques de la chaux. Ce blanc tr\u00e8s sp\u00e9cial, qui a l\u2019apparence ou la \u00abtexture\u00bb d\u2019une meringue (selon moi), il s\u2019en sert dans certaines de ses \u0153uvres. Un soleil un peu faiblard s\u2019affale sur les miroirs.<\/p>\n<p>Ici, je suis surpris de l\u2019installation, tellement diff\u00e9rente de ce que Lanteigne m\u2019avait habitu\u00e9 de voir, \u00e0 Tracadie ou \u00e0 Caraquet. J\u2019essaie de comprendre. J\u2019observe. Je tente de d\u00e9chiffrer.<\/p>\n<p>Les minutes passent, le soleil change de position dans le ciel, et les formes g\u00e9om\u00e9triques (losange, carr\u00e9, cercle) se d\u00e9forment; Denis v\u00e9rifie que son appareil photo prend toujours des clich\u00e9s aux deux minutes. Il semble jubiler de voir le cercle devenir virgule, le losange se perdre dans une esp\u00e8ce d\u2019anamorphose \u00e9trange.<\/p>\n<p>J\u2019essaie de suivre ses explications, passionn\u00e9es et passionnantes. Malheureusement, je ne suis pas s\u00fbr d\u2019avoir saisi la signification de l\u2019\u0153uvre. J\u2019ai atteint la limite de mes propres capacit\u00e9s \u00e0 rationaliser \u00abLa face cach\u00e9e du Soleil: m\u00e9tamorphoses duales\u00bb. Je me laisse porter par la beaut\u00e9 du moment.<\/p>\n<p>Comme un architecte de la lumi\u00e8re, ou comme un d\u00e9miurge testant ses pouvoirs sur la mati\u00e8re, Lanteigne semble s\u2019amuser et habiter le territoire, sur la fronti\u00e8re entre nature et architecture, entre ciel et alchimie\u2026 C\u2019est tout ce qui compte, au fond!<\/p>\n<h3>La \u00abceinte\u00bb Trinit\u00e9<\/h3>\n<p>Comme la Trinit\u00e9 des personnes divines dans la th\u00e9ologique chr\u00e9tienne, il semble que le <a href=\"http:\/\/www.artnaturemoncton.ca\/fr\/symposium2016\/artistes\/collectif-mmm\/\">Collectif M+M+M<\/a> se soit cr\u00e9\u00e9 par un myst\u00e9rieux acte d\u2019amour. Mathieu Boucher-C\u00f4t\u00e9 et Marika Drolet-Ferguson sont un couple d\u2019architectes, l\u2019un Qu\u00e9b\u00e9cois, l\u2019autre Acadienne, vivant et travaillant ensemble \u00e0 Tracadie. Marie-\u00cave Cormier, quant \u00e0 elle, a \u00e9tudi\u00e9 avec Drolet-Ferguson\u00a0en arts visuels (la sculpture), mais leur amiti\u00e9 est n\u00e9e plus tard, gr\u00e2ce aux voyages. Le voyage semble \u00eatre un pivot pour comprendre \u00e0 la fois leur agencement (leur nature \u00ab<em>trine et une\u00bb<\/em>), leur envie de travailler ensemble, leur projet et la finalit\u00e9 de celui-ci. Pourtant, ils b\u00e2tissent un mirador.<\/p>\n<p>Escalier dirig\u00e9 vers une plateforme suspendue au-dessus des gramin\u00e9es qui se balancent aux extr\u00e9mit\u00e9s du parc, leur \u00abpavillon po\u00e9tique architectural de petite envergure\u00bb rappellera aux visiteurs un d\u00e9barcad\u00e8re d\u2019avion. On y monte vers\u2026 rien. Une aire qui fera le guet entre l\u2019autoroute et le parc, entre l\u2019univers magique de l\u2019art et la r\u00e9alit\u00e9 brutale d\u2019une ville postindustrielle qui se sent mal \u00e0 l\u2019aise dans son environnement naturel, dans son patrimoine b\u00e2ti mal entretenu et dans son \u00eatre bic\u00e9phale, bilingue et biscornu.<\/p>\n<p>Cormier m\u2019explique comment l\u2019architecture et la sc\u00e9nographie se conjuguent ici, aux confins du parc, en bordure de rien, afin d\u2019observer la nature, qui observera l\u2019observateur. D\u00e9doublement (miroir) du regard pos\u00e9 sur l\u2019intemporel: la structure elle-m\u00eame sera \u00abbr\u00fbl\u00e9e\u00bb, selon une technique japonaise traditionnelle, afin d\u2019en am\u00e9liorer la durabilit\u00e9. La tourelle deviendra noire. Les hautes herbes tout autour dissimuleront l\u2019escalier et les pieux. Les parois dissimuleront la personne qui gravira l\u2019escalier, tout en lui dissimulant les alentours, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e en haut, sur la plateforme. Tout devient voyage, lorsque le Collectif M+M+M hypostasie ses id\u00e9es.<\/p>\n<p>R\u00e9flexion sur l\u2019architecture, son utilit\u00e9 (\u00abfonctionnalit\u00e9\u00bb) et son impact visuel sur la nature, mais aussi r\u00e9flexion sur la tension entre l\u2019humanit\u00e9 et le ciel (\u00abtranscendance\u00bb), le pavillon <em>Kiss &amp; Fly<\/em> invite \u00e0 la douce d\u00e9rive po\u00e9tique. Mais en attendant, il faut le construire, ce pavillon, et c\u2019est l\u00e0 qu\u2019intervient le Myst\u00e8re de la trinit\u00e9 des mousquetaires selon Alexandre Dumas: les trois M sont quatre! Mathieu David Vautour, <em>deus ex machina<\/em> sur le site du Symposium, leur offre son exp\u00e9rience et ses conseils.<\/p>\n<p>Ne leur reste plus qu\u2019\u00e0 transformer l\u2019eau en vin, et je ne r\u00e9ponds plus de moi![:en]Les Occidentaux ont parfois compar\u00e9 Dieu \u00e0 un grand Architecte de l&rsquo;univers, dont les plans (imp\u00e9n\u00e9trables \u00e0 l&rsquo;esprit humain) auraient les caract\u00e9ristiques des formes pures platoniciennes. Comme si le monde mat\u00e9riel existait \u00ab\u00a0sur papier\u00a0\u00bb, dessin\u00e9 de toute \u00e9ternit\u00e9.<\/p>\n<p>Cette m\u00e9taphore a eu un \u00e9norme impact sur l\u2019acte de cr\u00e9ation (ou de \u00absubcr\u00e9ation\u00bb, comme dirait J. R. R. Tolkien), sur le r\u00f4le et les responsabilit\u00e9s de l\u2019artiste, et autres \u00abcr\u00e9atures\u00bb devenues \u00abcr\u00e9atrices\u00bb. Par contre, attention \u00e0 l\u2019<em>hubris<\/em> de se croire tout-puissant comme Dieu; les ing\u00e9nieurs le savent, eux qui portent \u00e0 l\u2019auriculaire un anneau de fer, taill\u00e9 dans les restes de l\u2019ancien pont de Qu\u00e9bec (qui s\u2019\u00e9tait effondr\u00e9 dans le fleuve Saint-Laurent, entra\u00eenant des dizaines de morts). L\u2019humilit\u00e9 est de mise en ce bas monde. M\u00eame en art! M\u00eame en tant que spectateur.<\/p>\n<h3><em>Fiat Lux<\/em><\/h3>\n<p>L\u2019artiste <a href=\"http:\/\/www.artnaturemoncton.ca\/fr\/symposium2016\/artistes\/denis-lanteigne\/\">Denis Lanteigne<\/a>, de Caraquet, semble inquiet, les yeux riv\u00e9s vers le ciel: de gros nuages passent devant le soleil sans se presser, cachant ses rayons. C\u2019est que l\u2019astre du jour est au c\u0153ur de l\u2019installation de Lanteigne: trois rang\u00e9es de huit miroirs (fix\u00e9s \u00e0 des tr\u00e9pieds de m\u00e9tal ou de bois, certains peints, d\u2019autres \u00abchaul\u00e9s\u00bb) sont plant\u00e9s dans la pelouse en pente qui borde la r\u00e9sidence Lafrance et le Parc \u00e9cologique du Mill\u00e9naire.<\/p>\n<p>Nous avons rendez-vous \u00e0 15h, l\u2019heure id\u00e9ale pour voir se dessiner des formes g\u00e9om\u00e9triques simples sur la surface du premier b\u00e2timent que l\u2019on voit en allant au campus de l\u2019Universit\u00e9 de Moncton\u00a0: la r\u00e9sidence Lafrance. Lanteigne y fut locataire durant ses \u00e9tudes. D\u2019ailleurs, nous discutons de beaucoup de choses, sur des sujets vari\u00e9s, comme \u00e0 chaque fois que nous nous voyons. Les anecdotes fusent, les id\u00e9es jaillissent de ce grand corps taill\u00e9 dans la mati\u00e8re m\u00eame du territoire qu\u2019il habite.<\/p>\n<p>Pendant qu\u2019il attend que le soleil revienne, Lanteigne me raconte comment les b\u00e2timents des Robin, \u00e0 Caraquet, \u00e9taient \u00abchaul\u00e9s\u00bb, pour les propri\u00e9t\u00e9s antiseptiques de la chaux. Ce blanc tr\u00e8s sp\u00e9cial, qui a l\u2019apparence ou la \u00abtexture\u00bb d\u2019une meringue (selon moi), il s\u2019en sert dans certaines de ses \u0153uvres. Un soleil un peu faiblard s\u2019affale sur les miroirs.<\/p>\n<p>Ici, je suis surpris de l\u2019installation, tellement diff\u00e9rente de ce que Lanteigne m\u2019avait habitu\u00e9 de voir, \u00e0 Tracadie ou \u00e0 Caraquet. J\u2019essaie de comprendre. J\u2019observe. Je tente de d\u00e9chiffrer.<\/p>\n<p>Les minutes passent, le soleil change de position dans le ciel, et les formes g\u00e9om\u00e9triques (losange, carr\u00e9, cercle) se d\u00e9forment; Denis v\u00e9rifie que son appareil photo prend toujours des clich\u00e9s aux deux minutes. Il semble jubiler de voir le cercle devenir virgule, le losange se perdre dans une esp\u00e8ce d\u2019anamorphose \u00e9trange.<\/p>\n<p>J\u2019essaie de suivre ses explications, passionn\u00e9es et passionnantes. Malheureusement, je ne suis pas s\u00fbr d\u2019avoir saisi la signification de l\u2019\u0153uvre. J\u2019ai atteint la limite de mes propres capacit\u00e9s \u00e0 rationaliser.<\/p>\n<p>Comme un architecte de la lumi\u00e8re, ou comme un d\u00e9miurge testant ses pouvoirs sur la mati\u00e8re, Lanteigne semble s\u2019amuser et habiter le territoire, sur la fronti\u00e8re entre nature et architecture, entre ciel et alchimie\u2026 C\u2019est tout ce qui compte, au fond!<\/p>\n<h3>La ceinte Trinit\u00e9<\/h3>\n<p>Comme la Trinit\u00e9 des personnes divines dans la th\u00e9ologique chr\u00e9tienne, il semble que le <a href=\"http:\/\/www.artnaturemoncton.ca\/fr\/symposium2016\/artistes\/collectif-mmm\/\">Collectif M+M+M<\/a> se soit cr\u00e9\u00e9 par un myst\u00e9rieux acte d\u2019amour. Mathieu C\u00f4t\u00e9 et Marika Drolet-Ferguson sont un couple d\u2019architectes, l\u2019un Qu\u00e9b\u00e9cois, l\u2019autre Acadienne, vivant et travaillant ensemble \u00e0 Tracadie. Marie-\u00cave Cormier, quant \u00e0 elle, a \u00e9tudi\u00e9 avec Marika en arts visuels (la sculpture), mais leur amiti\u00e9 est n\u00e9e plus tard, gr\u00e2ce aux voyages. Le voyage semble \u00eatre un pivot pour comprendre \u00e0 la fois leur agencement (leur nature \u00ab<em>trine et une\u00bb<\/em>), leur envie de travailler ensemble, leur projet et la finalit\u00e9 de celui-ci. Pourtant, ils b\u00e2tissent un mirador.<\/p>\n<p>Escalier dirig\u00e9 vers une plateforme suspendue au-dessus des gramin\u00e9s qui se balancent aux extr\u00e9mit\u00e9s du parc, leur \u00abpavillon po\u00e9tique architectural de petite envergure\u00bb rappellera aux visiteurs un d\u00e9barcad\u00e8re d\u2019avion. On y monte vers\u2026 rien. Une aire qui fera le guet entre l\u2019autoroute et le parc, entre l\u2019univers magique de l\u2019art et la r\u00e9alit\u00e9 brutale d\u2019une ville postindustrielle qui se sent mal \u00e0 l\u2019aise dans son environnement naturel, dans son patrimoine b\u00e2ti mal entretenu et dans son \u00eatre bic\u00e9phale, bilingue et bizarre.<\/p>\n<p>Cormier m\u2019explique comment l\u2019architecture et la sc\u00e9nographie se conjuguent ici, aux confins du parc, en bordure de rien, afin d\u2019observer la nature, qui observera l\u2019observateur, etc. D\u00e9doublement (miroir) du regard pos\u00e9 sur l\u2019intemporel: la structure elle-m\u00eame sera \u00abbr\u00fbl\u00e9e\u00bb, selon une technique japonaise traditionnelle, afin d\u2019en am\u00e9liorer la durabilit\u00e9. La tourelle deviendra noire. Les hautes herbes tout autour dissimuleront l\u2019escalier et les pieux. Les parois dissimuleront la personne qui gravira l\u2019escalier, tout en lui dissimulant les alentours, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e en haut, sur la plateforme. Tout devient voyage, lorsque le Collectif M+M+M hypostasie ses id\u00e9es.<\/p>\n<p>R\u00e9flexion sur l\u2019architecture, son utilit\u00e9 (\u00abfonctionnalit\u00e9\u00bb) et son impact visuel sur la nature, mais aussi r\u00e9flexion sur la tension entre l\u2019humanit\u00e9 et le ciel (\u00abtranscendance\u00bb), le pavillon <em>Kiss &amp; Fly<\/em> invite \u00e0 la douce d\u00e9rive po\u00e9tique. Mais en attendant, il faut le construire, ce pavillon, et c\u2019est l\u00e0 qu\u2019intervient le Myst\u00e8re de la trinit\u00e9 des mousquetaires selon Alexandre Dumas: les trois M sont quatre! Mathieu David Vautour, <em>deus ex machina<\/em> sur le site du Symposium, leur offre son exp\u00e9rience et ses conseils.<\/p>\n<p>Ne leur reste plus qu\u2019\u00e0 transformer l\u2019eau en vin, et je ne r\u00e9ponds plus de moi.[:]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[:fr]Les Occidentaux ont parfois compar\u00e9 Dieu \u00e0 un grand Architecte de l&rsquo;univers, dont les plans (imp\u00e9n\u00e9trables \u00e0 l&rsquo;esprit humain) auraient les caract\u00e9ristiques des formes pures platoniciennes. Comme si le monde mat\u00e9riel existait \u00ab\u00a0sur papier\u00a0\u00bb, dessin\u00e9 de toute \u00e9ternit\u00e9 avec un compas et un rapporteur d&rsquo;angle divins. 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